Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

09 mai 2004

Allégeance

  Dans les rues de la ville il y a mon amour. Peu importe où il va dans le temps divisé. Il n'est plus mon amour, chacun peut lui parler. Il ne se souvient plus ; qui au juste l'aima? Il cherche son pareil dans le voeu des regards. L'espace qu'il parcourt est ma fidélité. Il dessine l'espoir et léger l'éconduit. Il est prépondérant sans qu'il y prenne part. Je vis au fond de lui comme une épave heureuse. A son insu, ma solitude est son trésor. Dans le grand méridien où s'inscrit son essor, ma liberté le creuse. Dans... [Lire la suite]
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07 mai 2004

Lettera Amorosa

"Cet hivernage de la pensée occupée d'un seul être que l'absence s'efforce de placer à mi-longueur du factice et du surnaturel. Lunes et nuit, vous êtes un loup de velours noir, village, sur la veillée de mon amour. Mon éloge tournoie sur les boucles de ton front, comme un épervier à bec droit. Parfois j'imagine qu'il serait bon de se noyer à la surface d'un étang où nulle barque ne s'aventurerait.Ensuite, ressusciter dans le courant d'un vrai torrent où tes couleurs bouillonneraient. Souvent je ne parle que pour toi, afin... [Lire la suite]
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04 mai 2004

Il me semble être l'égal d'un dieu...

Dernier Canova de la journée... je n'ai jamais pu résister à celui-là, le Eros et Psyché... si je ne me retenais pas, je le mettrais sous tous les angles, toutes les lumières possibles... Et puis pardon Catulle ! Pardon mon Gaius ! J'ai moqué ta Lesbia alors que l'offrande publique de ton poème 51 a été un des instants les plus exaltants/exultants de ma vie. Oui, tu l'as volé à Sappho, la plus grande poétesse grecque de tous les temps, mais tu l'as fait avec tant de talent qu'on ne peut que te pardonner... Ille, si fas est,... [Lire la suite]
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04 mai 2004

Le regard amoureux

L'amour rend aveugle, dit-on. Oui mais alors, c'est quoi les yeux de l'amour ? C'est quoi la "vision de l'amour" ? J'ai souvent remarqué que les poètes hommes avaient une façon bien à eux de sublimer leur amour, en l'enjolivant physiquement, en en faisant des descriptions qui, pour chatoyantes et voluptueuses qu'elles soient, n'en étaient pas moins assez éloignées d'une réalité bien plus prosaïque... et moins glorieuse esthétiquement parlant !Les amantes de Baudelaire étaient loin d'être des premiers prix de beauté, la Lesbia de... [Lire la suite]
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30 avril 2004

Slaughtered star...

  The blackness, the darkness, forever... Dire adieu à ce rêve bafoué dans le soleil couchant. Plus de pas, plus de bruit, plus de mots. "Mild und leise"... Doux et léger, ce que le monde n'est pas. Se laisser frôler par une nuance, un reflet sur l'eau, un feu fugitif.C'est, en cet instant, l'eau et la lumière pétrifiées ensemble. Ma libération a des parfums de fin du monde. Des rochers foudroyés d'eau pourpre, entendre monter le chant d'Isolde... In dem wogenden Schwall, in dem tönenden Schall, in... [Lire la suite]
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26 avril 2004

Valacirca, égarée dans le Sud...

Je me souviens des Léonides de 2002.C'était au mois de novembre, aux alentours du 18 ou du 19.La pluie d'étoiles filantes devait avoir deux pics. L'un autour de 22 ou 23 heures et le second, plus intense pour l'hémisphère Nord, vers 4 heures du matin.La première m'était de toutes façons interdite puisque, comme à l'accoutumée, je serai rivée à mon écran sur ICQ pour défaire le monde avec lui.Et de toutes façons, j'adorais l'idée de m'instaurer guetteur d'étoiles alors qu'il dormirait. Pouvoir les lui décrire le lendemain.Et puis... [Lire la suite]
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24 avril 2004

... höchste Lust !

Afin de convaincre certains de ne plus croire Nietzsche quand ce dernier prétend que "Wagner flatte ce qu'il y a de plus vil en l'homme".... Le Liebestod final de "Tristan et Isolde", littéralement "la mort d'amour". Si ce n'est pas l'extase de l'âme, qu'est-ce que c'est ?(Ma version préférée, la plus déchirante, celle de Furtwängler/Flagstad... donc c'est du vieux !) Je suis désolée, je n'ai pas trouvé la traduction française, donc je colle la traduction anglaise en espérant que ça pourra aider à la compréhension... Mode... [Lire la suite]
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23 avril 2004

Mon père

Longtemps, mon père m'a impressionné, ma Statue du Commandeur.Je l'aimais mais je le craignais aussi.Plus exactement, je craignais son jugement, son appréciation. Cela m'importait à un point tel qu'un mot ou un regard peu amènes ou désapprobateurs suffisaient à me bouleverser.Ne pas le décevoir était une obsession mais aussi un but. Ce genre d'auto-pression est rarement supportable alors pour y échapper, j'ai commencé de maquiller ma vraie nature, mon vrai moi.Je préférais qu'il soit résigné plutôt que déçu.Si je me montrais sous un... [Lire la suite]
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18 avril 2004

Deux coeurs d'or scintillant aux oreilles...

Ce soir, à minuit, 1ère partie des "Enfants du Paradis" de Carné-Prévert... Je l'ai en cassette VHS, en DVD... et je sais déjà que je serai collée devant, hypnotisée par Frédéric, Lacenaire, Garance et Baptiste. Parce que c'est notre film préféré.Parce que je lui avais offert le merveilleux livre du scenario original dont vous avez ici la couverture.Parce qu'on ne peut pas résister à la beauté. Correction !Parce qu'il ne faut pas résister à la beauté...   "Les fous ! Me laisser seul avec moi-même, eux qui me... [Lire la suite]
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18 avril 2004

Ses mots comme des lianes de volubilis...

Je m'en doutais.... Goût amer dans la bouche que nulle eau n'arrive à effacer. Contre-coup ou récompense pour le saut dans le vide qui précédait... Et comme j'ai décidé de ne plus plonger dans les vapeurs alcoolisées du rosé frais ou du Jurançon doux au moindre signe de tempête qui se lève dans mon crâne, pas plus que dans les pilules du bonheur abrutissant, mes Treets de la mort qui tue pour de vrai, j'aurai du mal à trouver mon père Hypnos si je ne panse pas cette plaie-là de l'onguent suave du souvenir heureux. Je me souviens... [Lire la suite]
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