Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

05 juillet 2004

Out of order

Marche plus la machine.Cassée.Bousillée.Je ne sais pas quoi. Un ressort. Une puce électronique. Quelque chose de vital mais je ne sais pas quoi.Elle bouge mais elle ne sent plus.Elle remue mais elle est immobile dans sa tête.La bestiole est gazée.Elle est ici mais elle n'est plus là. Rien qui apaise.Rien qui étanche.Comme un tonneau des Danaïdes.Illusion.Semblant.Factice.Placebo.Aspirine.Novocaïne for the soul.Cancer for the cure.
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04 juillet 2004

Pourquoi ?

  Je respire superficiellement et je mens profondément.Je n'arrive pas à inverser la roue.Cette comédie qui me laisse encore plus exangue à chaque fois. Je vais aller le réveiller et on va finir de voir Mononoké. On va rire. Je vais le faire rire. Je vais répondre à ses ruées de questions sur tout. Je vais même y prendre un certain plaisir. Comme une pluie qui rafraîchit mais ne pénètre pas la croûte de terre brûlée et desséchée et n'irriguera jamais les vaisseaux qui la parcourent, et ne fera jamais refleurir le... [Lire la suite]
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04 juillet 2004

Nulle en voyance

... qui m'a réveillée à 11h30 du matin par un coup de téléphone totalement inédit ? Le Numamour...Inédit parce qu'en vacances, il est du genre à se coucher à 7 heures du mat après avoir dérouillé la terre entière à Counter Strike ou Frozen Throne et, donc, à se lever vers 6 heures du soir (ça a besoin de ses 12 heures de sommeil, contrairement aux vieilles !).Inédit parce qu'il voulait savoir s'il pouvait venir se faire une série Mononoké/Chihiro et Cie sur mon plumard.Inédit parce que je lui ai dit qu'il pouvait débarquer quand il... [Lire la suite]
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04 juillet 2004

Concurrence dans les cieux

Tout à l'heure, alors que j'étais plongée dans la Roue du Temps de Jordan (impossible de me plonger dans quelque chose de profond sans craindre de m'y noyer et, pire, de me complaire dans cette noyade. Parfum de répétition générale), des détonations familières à mon oreille...C'est vrai.... nous sommes en Juillet, la saison des fêtes et des feux d'artifice. J'avais oublié que c'était aussi ça, Juillet.Pour moi, c'est la saison de la glaciation du coeur, d'une noirceur de fin du monde, que rendent plus pénible encore ces festivités... [Lire la suite]
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03 juillet 2004

C'était bon...

... aujourd'hui... de n'avoir plus d'horaires imposés, de rester couchée à lire sans qu'on vienne m'interrompre, de savourer le silence, de ne plus entendre les portes qui claquent, le personnel hospitalier qui se hèle avec des mégaphones dans la gorge, de pouvoir rester dans une pénombre fraîche sans qu'une andouille sûre d'elle vous balance "Mais il vous faut de la lumière ! C'est bon le soleil pour le moral !" et vlan ! que je te remonte d'autorité et d'un coup sec cette saleté de store et le flot d'indécence lumineuse crue... [Lire la suite]
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03 juillet 2004

Pourquoi pas de blogroll...

Pourquoi je ne diffuse pas de blogroll ? Question épineuse.Question à plusieurs entrées et multiples sorties.Mais question qui doit tarabuster du monde et qui mérite une réponse la plus claire possible. Je me méfie.Voilà, c'est tout bête. Je ne suis qu'une boule de méfiance.Je n'ai aucune envie de me trouver des excuses parce qu'il n'y a pas d'excuses à faire valoir.Je me demande même parfois si ce n'est pas le monde entier qui devrait s'excuser face à moi et à des millions d'autres.... Je vais tout de même essayer, avant que ce ne... [Lire la suite]
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02 juillet 2004

La belle...

... évadée, relâchée. Bien forcés. Et puis il faut bien faire de la place pour les accidents de barbecue du week-end et les engorgements des urgences devant l'afflux du pékin moyen qui s'est empalé sur son piquet de tente de juilletiste. "Ceux qui regardent le lion souffrir dans sa cage pourrissent dans la mémoire du lion".Mais comme je suis plus louve que lionne, en dépit de la crinière blonde qui pourrait porter à confusion, de deux choses l'une : soit la souffrance des louves n'est pas suffisamment jouissive pour la... [Lire la suite]
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26 juin 2004

La nuit introuvable

"Je n'entrerai pas dans votre coeur pour limiter sa mémoire.Je ne retiendrai pas votre bouche pour l'empêcher de s'entrouvrir sur le bleu de l'air et la soif de partir.Je veux être pour vous la liberté et le vent de la vie qui passe le seuil de toujours avant que la nuit ne devienne introuvable." Ma nuit est perdue quelque part dans un labyrinthe dont je n'ai même plus envie de retrouver le fil.Attraction de l'abîme.Plaisir malsain de la destruction.Comme dans la rue. Spirale du "Je suis rien". Automutilation qui dément,... [Lire la suite]
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26 juin 2004

Ne pas se tuer, se détruire...

C'était le titre d'une note sur le blog de quelqu'un qui a disparu de la circulation et que j'aimais énormément.Son blog, c'était Heliocoeur.C'était violent, âpre, intègre, sans concessions, sans mièvrerie... effrayant aussi... mais pas plus que moi.Il me manque. Vraiment. Quand j'avais lu cette note, j'avais été partagée entre le fou-rire nerveux, l'attraction morbide et une tristesse tellement profonde que j'avais l'impression de sentir mon coeur se déliter en lambeaux, en charpie, en bouillie informe et sanguinolente.Il y avait à... [Lire la suite]
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26 juin 2004

Plongée sans oxygène

Il y a des matins, comme ça, où il faudrait pouvoir sortir un joker, faire l'impasse, effacer l'ardoise et sauter à la journée suivante directement.Ces matins-là, on les sent dès le réveil.Quand le fait même d'ouvrir les yeux ou de reprendre conscience après le naufrage de la nuit est déjà angoissant, que la gorge se fait granit, qu'on pourrait compter les moindres fibres des moindres muscles de son cou tendu à rompre.Quand on sait qu'aujourd'hui sera, comme hier et comme demain, l'interminable litanie de minutes qui s'égrènent sans... [Lire la suite]
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