Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

22 juin 2004

Comprenne qui veut... ou qui peut...

C'est alors qu'apparut le renard. - Bonjour, dit le renard. - Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien. - Je suis là, dit la voix, sous le pommier. - Qui es-tu ? dit le petit prince. Tu es bien joli... - Je suis un renard, dit le renard. - Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste... - Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé - Ah ! Pardon, fit le petit prince. Mais après réflexion, il ajouta : - Qu'est-ce que signifie... [Lire la suite]
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21 juin 2004

Ce qui me tue ne me rend pas plus forte...

... mauvais esprit. Soit.N'empêche que c'est parfaitement logique et que vous pouvez toujours vous casser les dents à me démontrer le contraire... Et voilà....J'ai encore été ogresse. Le 8ème tome du Trône de Fer, "Les noces pourpres", je me le suis avalé en 2 nuits.Du coup, il faut que je farfouille pour trouver un truc bien déjanté, bien exotique, bien irréaliste pour m'évader de mes catacombes nocturnes.Dommage... je suis allée trop vite... mais bizarrement, pour une fois, je devinais ce qui allait se passer dans les pages... [Lire la suite]
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21 juin 2004

Ni Túrin, ni Hagen...

... et pourtant, comme tu es obsédé à l'idée de porter la noirceur de l'un ou de l'autre, mon amour !Quelque chose que je comprends sans me l'expliquer tant j'ai la même angoisse chevillée à l'âme. Et dire que nous passions nos nuits à nous adjurer l'un l'autre d'un peu moins se mésestimer, d'un peu moins nous couvrir la tête de cendres ! Quelle ironie ! Et quel orgueil latent, rampant en nous, à se peindre en monstres flamboyants et mythiques... Túrin Turambar le maudit et Hagen le traître... Je vais essayer de voir ce... [Lire la suite]
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14 juin 2004

L'écriture du silence

Est-ce que toute passion absolue finit en soliloque ? Je me souviens d'un roman de Duras, le Ravissement de Lol V. Stein, qui m'avait fascinée et terrifiée à l'époque.Et puis j'ai connu ça, ce dessaisissement total de soi. Cette quête de soi à travers l'autre. Cet abandon de soi pour l'autre.L'insoutenable jouissance du bonheur de l'autre que ne vient pervertir que la cruauté de la séparation et de l'absence. On se soustrait, on s'efface, on vit à côté de sa vie. Que ce soit un silence de ravissement devant l'éblouissement de la... [Lire la suite]
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12 juin 2004

Ma nuit talismanique

Ecrire la nuit.Ecrire sous les étoiles.Pourquoi cette heure de prédilection ? Encore faut-il que les conditions nécessaires soient remplies !Là, j'ai rongé mon frein jusqu'à ce que le loto paroissial soit enfin terminé. Pas de chance : le terrain et les bâtiments de la dite paroisse sont mes voisins et, un vendredi soir par mois, j'ai droit aux voitures garées n'importe comment mais sous mes fenêtres de préférence... ce qui veut dire que vers minuit et demi, j'en ai pour trois bons quarts d'heure à supporter le brouhaha de la foule... [Lire la suite]
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11 juin 2004

Vent de panique

Impossible de me concentrer efficacement...Je vais devoir passer les quatre prochains jours à travailler à coup de quinze heures quotidiennes si je veux avoir fini à temps. Mais comment faire quand sa tête n'est pas là ?Ma tête est dans un carton d'emballage. Elle est transbahutée par des porteurs, de livreurs, des cheminots quelque part entre Paris et Lausanne.Elle se prend des coups, des chocs, on la jette sans précaution, on la range dans des piles informes, on l'enferme dans le noir...Ma tête a peur.Ma tête a mal. Et plus le... [Lire la suite]
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26 mai 2004

La Suissesse en moi

Bon sang ! Je me souviens de la morsure de ma douleur au résultat des dernières élections de la Confédération qui mettait cette vérole fashistoïde de Blocher au pouvoir.Je me souviens de m'être mordu les joues jusqu'au sang pour m'interdire de te dire toute la douleur empathique que cela générait en moi. Ne pas bouger. Surtout ne pas bouger. Te laisser aller ta vie... en priant à deux genoux pour qu'elle soit belle et sereine et heureuse et libérée. Mais là, je lis Acrimed et je ronge mon frein.Au 21 avril, tu m'avais... [Lire la suite]
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25 mai 2004

Un fil d'or, trois fils de jais...

Dans ta table de nuit, il y a une enveloppe dans laquelle tu conserves cet unique cheveu de moi que tu as longtemps cherché sur le lit que j'avais déserté. Tu en avais coupé un bout que tu avais avalé pour me porter en toi.Lorsque, des jours après, tu m'avais écrit pour me l'avouer, j'en avais été suffoquée tant je n'aurais jamais imaginé qu'un geste pareil te vienne à l'esprit. A la tête de mon lit, il y a une petite boîte ronde d'argent, de nacre et d'ébène dans laquelle j'ai mis les trois cheveux de toi que tu m'avais envoyé suite... [Lire la suite]
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24 mai 2004

La musique souvent me prend... comme l'amour

C'est le titre d'un livre de Léo Ferré, sorte de compte-rendu issu d'une émission radio qui s'appelait "Musiques Byzantines".A l'époque, la critique l'étrilla tant on n'a jamais pardonné aux artistes dits "populaires" de ne pas rester dans leurs petites cases, leurs petites cages... Et pourtant ! Il suffit de lire ce que Ferré écrit sur Bartok pour comprendre à quel point l'intelligence foudroyante de cet homme et sa connaissance magistrale de la musique classique enfonçaient et de très loin les critiques "officiels" qui le... [Lire la suite]
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21 mai 2004

L'être humain n'existe qu'accompagné...

"Que se lève celui qui leur lance la pierreIl ne sait de l'amour que le verbe s'aimerSur le pont n'est plus rien qu'une brume légèreÇa s'oublie en silence ceux qui ont espéré."Jacques Brel -  "Les désespérés" Toujours le silence.Toujours les fausses amours qui n'aiment qu'elles-mêmes.Toujours les bourreaux qui se croient estimables alors qu'ils ne sont que pitoyables dans leur désir de voir souffrir l'être qu'ils proclament "aimer" !Toujours les mêmes vampires se gargarisant de leur soit-disant "amour". Ils partent, les... [Lire la suite]
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