Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

26 juin 2004

La nuit introuvable

"Je n'entrerai pas dans votre coeur pour limiter sa mémoire.Je ne retiendrai pas votre bouche pour l'empêcher de s'entrouvrir sur le bleu de l'air et la soif de partir.Je veux être pour vous la liberté et le vent de la vie qui passe le seuil de toujours avant que la nuit ne devienne introuvable." Ma nuit est perdue quelque part dans un labyrinthe dont je n'ai même plus envie de retrouver le fil.Attraction de l'abîme.Plaisir malsain de la destruction.Comme dans la rue. Spirale du "Je suis rien". Automutilation qui dément,... [Lire la suite]
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26 juin 2004

Ne pas se tuer, se détruire...

C'était le titre d'une note sur le blog de quelqu'un qui a disparu de la circulation et que j'aimais énormément.Son blog, c'était Heliocoeur.C'était violent, âpre, intègre, sans concessions, sans mièvrerie... effrayant aussi... mais pas plus que moi.Il me manque. Vraiment. Quand j'avais lu cette note, j'avais été partagée entre le fou-rire nerveux, l'attraction morbide et une tristesse tellement profonde que j'avais l'impression de sentir mon coeur se déliter en lambeaux, en charpie, en bouillie informe et sanguinolente.Il y avait à... [Lire la suite]
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26 juin 2004

Plongée sans oxygène

Il y a des matins, comme ça, où il faudrait pouvoir sortir un joker, faire l'impasse, effacer l'ardoise et sauter à la journée suivante directement.Ces matins-là, on les sent dès le réveil.Quand le fait même d'ouvrir les yeux ou de reprendre conscience après le naufrage de la nuit est déjà angoissant, que la gorge se fait granit, qu'on pourrait compter les moindres fibres des moindres muscles de son cou tendu à rompre.Quand on sait qu'aujourd'hui sera, comme hier et comme demain, l'interminable litanie de minutes qui s'égrènent sans... [Lire la suite]
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