Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

22 juin 2004

Ça fait peur...

Ce matin (euh...oui... enfin... vers midi et demi, quoi !), je vais me ballader chez davduf.net, histoire de déjeuner en paix comme dirait Eicher, et je tombe sur ça  (nota : vous remarquerez que je pousse le désir de confort des lecteurs jusqu'à mitonner mes liens à la main et en Achteumeuleu de façon à ce qu'ils s'ouvrent dans une fenêtre indépendante facile à fermer d'un click... je suis trop bonne... façon Haroun El Poussah, bien sûr !)

Ça fait peur, non ?
Que Yahoo soit derrière cet ultime avatar de l'apertisation de la vie comme elle va mal n'est pas franchement étonnant mais tout de même...

De toutes façons, du temps où le 21 juin voulait dire quelque chose pour moi, ça n'était pas la "Fêteuuuu de la Musiqueuuuuu" mais la "Fête du Soleil".
48 heures sans sommeil, dans une ferme haut perchée, joignable uniquement à pied et à sac à dos, une centaine de fous-furieux de tous âges et de toutes formes, des trucs pas clairs à fumer et à boire, le pain à faire dans la nuit et au four à bois, la bouffe idem, la musique idem, des gosses qui cavalent de partout, des éclats de rire à faire pâlir les étoiles, et le souvenir du filage entier de la scène de la cuisine des Tontons Flingueurs, à deux qui faisions tous les personnages avec un copain de moi (mon petit Oï... si tu m'écoutes...) aussi branque d'Audiard que je le suis, dans les 4 heures du mat, pas mal amochés au kalimutcho agrémenté de piment d'Espelette et autres trucs pas disibles... et le succès de scène monstrueux qu'on a obtenu suite à cette improvisation avinée.
Ça n'était pas prémédité... je ne me souviens plus lequel des deux a lancé la première réplique, affalés que nous étions sur les bancs du porche qui nous abritait, nous et nos verres, mais je sais que la seconde a fusé illico et qu'on n'a pas pu s'arrêter, déchaînant l'hilarité chichonesque des copains qui nous regardaient faire avec des yeux ronds...

C'est drôle mais le souvenir en est d'une vivacité telle dans mon esprit que je sens encore les odeurs de la nuit, des chuletas de cordero grésillant sur les braises, des vapeurs de vin chaud à la canelle... et du plaisir fusionnel qui nous unissait tous ces nuits-là.

A part ça, le Ballu continue à sévir chez davduf... ils en sont à la neuvième ou dixième version que j'enregistre soigneusement et qui vont constituer le CD le plus branquignol de l'été...

Et zut ! Pourtant je ne suis levée que depuis même pas deux heures et, déjà, les vautours volent bas dans ma tête.
Je devrais mettre autre chose que le 100th Window de Massive Attack sinon, dans deux minutes, ils me picorent les yeux ou me mangent le foie...

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