Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

21 juin 2004

Ce qui me tue ne me rend pas plus forte...

... mauvais esprit. Soit.
N'empêche que c'est parfaitement logique et que vous pouvez toujours vous casser les dents à me démontrer le contraire...

Et voilà....
J'ai encore été ogresse. Le 8ème tome du Trône de Fer, "Les noces pourpres", je me le suis avalé en 2 nuits.
Du coup, il faut que je farfouille pour trouver un truc bien déjanté, bien exotique, bien irréaliste pour m'évader de mes catacombes nocturnes.
Dommage... je suis allée trop vite... mais bizarrement, pour une fois, je devinais ce qui allait se passer dans les pages suivantes... air connu de Saint Barthélémy rayon fantasy.

J'ai bien deux Chomsky en retard mais pas le courage de faire dans le sérieux qui me met en colère.
Soit je me refais Dune, pas lu depuis au moins 5 ans, soit j'essaie de nouveau Jordan et sa Roue du Temps (mais je n'avais pas franchement accroché la première fois... trop tolkiendil pour apprécier, peut-être).
Là, c'est Elbereth, l'Enflammeuse d'Etoiles qui parle... mes identités comme des peaux d'oignons tombant en poussière et qui finiront par laisser le squelette à nu.
Fini l'hologramme.

Ou alors... lui parler silencieusement dans l'ombre de ma nuit, monologue amoureux délétère et morbide.
L'imaginer heureux, enfin heureux, heureux pour toujours, heureux à jamais.
M'endormir sourire aux lèvres et reconnaissance éperdue pour Athena Glaukopis sous la garde de qui je l'ai confié pour les siècles et les siècles et au-delà du temps, et au-delà des cercles de ce monde, et au delà du Grand Vide.

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Ni Túrin, ni Hagen...

... et pourtant, comme tu es obsédé à l'idée de porter la noirceur de l'un ou de l'autre, mon amour !
Quelque chose que je comprends sans me l'expliquer tant j'ai la même angoisse chevillée à l'âme.

Et dire que nous passions nos nuits à nous adjurer l'un l'autre d'un peu moins se mésestimer, d'un peu moins nous couvrir la tête de cendres ! Quelle ironie !
Et quel orgueil latent, rampant en nous, à se peindre en monstres flamboyants et mythiques... Túrin Turambar le maudit et Hagen le traître...

Je vais essayer de voir ce que donnent "Les Noces de Figaro" de Mozart sur Arte, même si je suis devenue infidèle au divin Amadeus à coups de Puccini, de Mussorgsky et de Wagner...
J'ai bien peur de m'impatienter assez vite et de ressortir Turandot ou la Khovantichina... par défi, par provocation, par bravade.

Mais qui donc vais-je provoquer à part le vide qui a pris toute la place en moi ?
Je sais maintenant que je vais perdre mon duel, baisser la garde avec un soupir de soulagement, comme dans mon cauchemar quand tu détournes les yeux.

Sans résignation pourtant.
Juste du soulagement, une impression de paix faite entre moi la lumineuse et moi la ténébreuse.
Aucune des deux ne gagnera.

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Posté par Oneiros à 19:20 - Agapè - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Tombeau des Lucioles...

... ou comment transformer des larmes autophages et nombrilistes en perles universelles.

J'avais pourtant le choix de la "légèreté" et j'avais bien commencé en m'imposant la Mano Negra à fond les baffles.
Une fois débarrassée des obligations sous-citées et rentrée ventre-à-terre me réenfermer à double tour dans mon donjon...

Mais non...

Il a fallu que je tombe sur ce Divx...
Et comme je suis têtue comme trois millions de mules, je vais carrément embrayer sur Nausicaa, Princesse Mononoké, Un chateau dans le Ciel et Le Voyage de Chihiro... tant qu'à faire, soyons royale dans le désastre annoncé... foin d'économie, plongée dans l'excès !

Logiquement (si tant est que la logique et moi ayions quelque chose à voir ensemble), je devrais terminer sur "Closer" de Joy Division... a minima !
Je ne peux tout de même pas passer mon temps à mettre en boucle le Liebestod d'Isolde ! Si ? Bon.... alors on fera ça... aussi....

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Posté par Oneiros à 15:23 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kortirion sous les arbres...

(Cliquez pour agrandir)
La galaxie du Tourbillon M51
 

C'est l'une des plus célèbres et des plus photographiées car elle fascine par la diversité de ses sources de lumière : celle des étoiles centrales visibles, celle de l'hydrogène rougeoyant, celle des étoiles plus jeunes et très brillantes qui se situent dans les bras de la spirale.

Mettanyë

Je ne voudrais trouver les dômes brûlants et les sables
Où règne le soleil, ni ne m'aventurerais dans les neiges périlleuses,
Ni ne chercherais dans des montagnes sombres les terres cachées
D'hommes depuis longtemps perdus vers lesquelles aucun chemin ne va ;
Je ne prête attention à aucun appel bruyant de cloche qui sonne
De sa langue de fer dans les tours des rois terrestres.
Ici sur les pierres et les arbres repose un sort.
De perte jamais oubliée, de mémoire plus bénie
Que la richesse mortelle. Ici invaincus demeurent
Le Peuple Immortel sous les ormes flétris,
Alalminorë auparavant dans des royaumes antiques.

Dernière strophe du poème de J.R.R. Tolkien - Kortirion sous les arbres - HoME I

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Posté par Oneiros à 12:26 - Etoiles - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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