Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

11 juin 2004

Ombre et Lumière

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Nébuleuse en reflexion dans la constellation d'Orion

Reprenons les anciens calmants.... des étoiles plein les mirettes pour essayer de s'endormir sans fixer désespérément le plafond en priant pour ne pas se réveiller au matin.

Journées plus que chargées à m'occuper de feuilles de style et autres fariboles alors que je devrais faire tout autre chose. Mais comme Amazon a eu le bon goût de m'envoyer un mail pour me confirmer que j'avais bien fait le saut de l'ange, qu'il était en route et que j'aurai à subir les conséquences de la chute dans les 4 jours.... allez travailler avec ça !
Mon coeur s'est décroché brutalement, a fait une descente en piqué comme un ascenseur dont le câble aurait cédé, pour atterrir sur mes pieds...

Et il aurait fallu que je me concentre ? En plus ? Avec cette chaleur ? Pffff.....

Ce qu'il y a de drôle avec mon nouveau squatt, c'est que j'ai l'impression d'être à la campagne avec pas un voisin à la ronde et à des kilomètres. C'est d'un reposant !
J'ai le sentiment délicieux d'avoir la maison pour moi toute seule, de pouvoir faire autant de bruit que je veux, claquer les portes, mettre Prokofiev à fond...
Finie la sale impression d'être épiée, disséquée, manipulée, utilisée...
Finies les distractions futiles ou versatiles.
Fini le brouhaha.

Je peux penser à l'important en toute quiétude.
Épurer, distiller, essence essentielle, arôme concentré.
Dans un silence intérieur qui reconstruit, qui reforge, qui revitalise.

Je me retrouve, sans savoir si c'est un bien ou un mal.
Le plus étrange, c'est que j'ai pour habitude d'attendre sans rien faire. Attendre les naufrages annoncés, attendre le lendemain, attendre l'heure qui suit, la minute qui suit.
Je me complais dans cet immobilisme qui me semble être la preuve de ma destruction, la négation de ma valeur ou de mon existence.
Et depuis deux jours, en dépit cependant de tout réalisme matériel ou social, j'agis.
D'une façon certes totalement aberrante mais j'agis.
Alors que l'idée de faire quelque chose pour un lendemain possible ne m'inspirait que la nausée...

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Posté par Oneiros à 01:18 - Etoiles - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    pr voir

    Reprenons les anciens calmants.... des étoiles plein les mirettes pour essayer de s'endormir sans fixer désespérément le plafond en priant pour ne pas se réveiller au matin.

    Journées plus que chargées à m'occuper de feuilles de style et autres fariboles alors que je devrais faire tout autre chose. Mais comme Amazon a eu le bon goût de m'envoyer un mail pour me confirmer que j'avais bien fait le saut de l'ange, qu'il était en route et que j'aurai à subir les conséquences de la chute dans les 4 jours.... allez travailler avec ça !
    Mon coeur s'est décroché brutalement, a fait une descente en piqué comme un ascenseur dont le câble aurait cédé, pour atterrir sur mes pieds...

    Et il aurait fallu que je me concentre ? En plus ? Avec cette chaleur ? Pffff.....

    Ce qu'il y a de drôle avec mon nouveau squatt, c'est que j'ai l'impression d'être à la campagne avec pas un voisin à la ronde et à des kilomètres. C'est d'un reposant !
    J'ai le sentiment délicieux d'avoir la maison pour moi toute seule, de pouvoir faire autant de bruit que je veux, claquer les portes, mettre Prokofiev à fond...
    Finie la sale impression d'être épiée, disséquée, manipulée, utilisée...
    Finies les distractions futiles ou versatiles.
    Fini le brouhaha.

    Je peux penser à l'important en toute quiétude.
    Épurer, distiller, essence essentielle, arôme concentré.
    Dans un silence intérieur qui reconstruit, qui reforge, qui revitalise.

    Je me retrouve, sans savoir si c'est un bien ou un mal.
    Le plus étrange, c'est que j'ai pour habitude d'attendre sans rien faire. Attendre les naufrages annoncés, attendre le lendemain, attendre l'heure qui suit, la minute qui suit.
    Je me complais dans cet immobilisme qui me semble être la preuve de ma destruction, la négation de ma valeur ou de mon existence.
    Et depuis deux jours, en dépit cependant de tout réalisme matériel ou social, j'agis.
    D'une façon certes totalement aberrante mais j'agis.
    Alors que l'idée de faire quelque chose pour un lendemain possible ne m'inspirait que la nausée...
    Posté par lou, 17 mars 2008 à 16:28

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