Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

01 juin 2004

Perspex Dome (2)

... Quoique peur ne soit pas le mot qui convienne.C'était plus une forme de mépris pour ne plus être capable de regarder en face sa propre vérité. A moins qu'à force de porter le masque, celui-ci ne se soit incrusté sur elle comme une seconde peau, qu'il ne l'ait fossilisée. Elle avait toujours eu sa propre traduction du suicide.En fait, c'était très simple.Les vivants, les pas suicidaires, les pas atteints, les "innoçents", les "vierges", se contentaient de rester au monde tout simplement parce qu'ils ne connaissaient rien... [Lire la suite]
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01 juin 2004

Prendre son élan...

  Les yeux fermés, le dos bien à plat sur le tapis chinois, les pointes de pieds reposant sur le linteau de la cheminée...Respirer...Respirer... Soudain un homme ou une femme ouvre les bras au néant. Il quitte sa vie. Il disparaît. Il a désiré en finir, comme son voisin a désiré descendre au café du coin pour y rencontrer celle qu'il aime. Pendant qu'il relève son col parce qu'il pleut, l'autre se suicide parce qu'il pleut. J'entend la pluie sur les tuiles du toit. Mais j'ai fermé les yeux sur le tapis chinois et... [Lire la suite]
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01 juin 2004

Coup du sort

Je m'étais pourtant dit, cette nuit, avant de sombrer, que j'essaierai de "faire quelque chose demain".... On y est "demain".... réveillée par le son du marteau-piqueur ! Il est juste sous la baie de ma chambre/bureau/salon vidéo/salon de musique (tout regrouper au même endroit est typique de l'esprit de donjon). J'ai un énorme problème avec la pollution sonore....Déconcentration totale, humeur noire, migraine prévisible, fébrilité agaçée... bref... pas les meilleures conditions pour les bonnes résolutions prises... [Lire la suite]
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01 juin 2004

Funambule sur le fil

Je viens de me rendre compte qu'il m'arrivait assez souvent d'alterner une note noire avec une note plus lumineuse (ou plus futile). Je ne sais pas la part de volonté ou de simple ré-équilibrage automatique qu'il y a dans cette alternance.En fait, je ne sais même pas si ne s'y mêle pas, là encore, une grosse louche de culpabilité.Du style :" Rhââ zut ma fille ! Mais arrête un peu de plomber tes lignes avec tes plaies purulentes ! Tu pourrais pas faire un effort, tout de même ? Allez ! Force-toi un peu ! Secoue le joug ! Si t'es pas... [Lire la suite]
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