Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

18 mai 2004

"Au silence de celle qui laisse rêveur..."

"J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable, je fixais les vertiges."
Arthur Rimbaud

Modulations du silence.
Miroitement du vide.
Scansion du silence qui martèle le blanc et demeure au creux des mots.
Ponctuation qui rend visible le tracé invisible de la voix.
Entre écriture et silence, cette étrange, cette mystérieuse, cette douce complicité.
Ce point à la limite du rien et du quelque chose d'intense mais de retenu.

La parole enfouie au plus profond de nous, farouchement ancrée à sa part de silence pour y garder, tel un dragon, cet irréductible noyau de l'être.

Part innommable du silence vivant que, Dagerman l'écrivit, nulle hâche ne peut entamer. 

"Figure de femme, sur son sommeil
fermée, on dirait qu'elle goûte
quelque bruit à nul autre pareil
qui la remplit toute.

De son corps sonore qui dort
elle tire la jouissance
d'être un murmure encor
sous le regard du silence."
Rainer Maria Rilke - Oeuvres poétiques et théâtrales.

 

Amour, mon silence est pour toi, pure présence d'un rien où tu es tout, où toi seul fait sens.

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