Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

11 mai 2004

331 minutes par jour...

331 minutes par jour, c'est la moyenne du temps passé devant leur télévision par les français en 2003.

Si l'on classe le temps passé quotidiennement devant la télévision par tranche d'âge, cela permet de mettre tout de suite en évidence les fameuses cibles tant convoitées par les publicitaires puisque les ménagères de moins de 50 ans consacrent à la télé 199 minutes quotidiennes.

Mais ce sont de loin les 35-59 ans et les 65 ans et plus qui passent respectivement 207 minutes (03:45) et 4:30 quotidiennes devant leur petit écran. A noter aussi que les très jeunes (4-10 ans) passent tout de même 131 minutes par jour devant la télévision, soit plus de 2 heures...

Autre chiffre intéressant, celui du type de "consommation" : 23,2% du temps passé devant la télé concerne des fictions TV, 19,8% des magazines et documentaires, 15,6% des journaux télévisés et 8,6% de la publicité. Et si le pourcentage des magazines et documentaires vous semble élevé c'est que sont prises en compte les émissions de télé-réalité suivies par une très forte population.

(Chiffres Mediamétrie)

 

Voilà ce qu'écrivait Cornélius Castoriadis, philosophe, auteur entre autre de "La montée de l'insignifiance", oeuvre indispensable.
Ça a plus de 10 ans...

"La centralité de l'éducation dans une société démocratique est indiscutable. En un sens, on peut dire qu'une société démocratique est une immense institution d'éducation et d'auto-éducation permanentes de ses citoyens, et qu'elle ne pourrait vivre sans cela. Car une société démocratique, en tant que société réflexive, doit faire constamment appel à l'activité lucide et à l'opinion éclairée de tous les citoyens. Soit exactement le contraire de ce qui se passe aujourd'hui, avec le règne des politiciens professionnels, des «experts», des sondages télévisuels. Et il ne s'agit pas, pas essentiellement en tout cas, de l'éducation dispensée par le «ministère de l'Education». Ni non plus de l'idée qu'avec une énième «réforme de l'éducation» on s'approcherait de la démocratie. L'éducation commence avec la naissance de l'individu et se termine avec sa mort. Elle a lieu partout et toujours. Les murs de la ville, les livres, les spectacles, les événements éduquent - et, aujourd'hui, pour l'essentiel «méséduquent» - les citoyens. Comparez l'éducation que recevaient les citoyens (et les femmes, et les esclaves) athéniens en assistant aux représentations de la tragédie, et celle que reçoit un téléspectateur d'aujourd'hui en regardant Dynasty et Perdu de vue."

Cornelius Castoriadis, décembre 1991

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