Kotinos Ghost

... ou les fragments d'Oneiros Thanatos

"Je crois à s'arracher le coeur comme on dégoupille une grenade"

19 avril 2004

Comment certains vivent...

Une journée entière à écouter l'intégrale de Dominique A.

Des jeux de pistes du monde des blogs !

Il faut dire que je ne comprend pas comment j'ai pu passer à côté.
C'est pile-poil assorti au mal de gorge qui me taraude depuis la nuit dernière. Etrange, parfaitement circonscrit comme si je pouvais en dessiner le contour sur le côté gauche de mon cou. Une pulsation plus forte si je pose le doigt dessus. Comme un bleu, une contracture. Ou la douleur d'un membre amputé, absent.

Ça a commencé pendant les Enfants du Paradis... j'aurais déjà du me méfier mais, bien au contraire, j'ai senti venir le coup et j'ai enchaîné avec la deuxième partie en DVD, histoire de bien enfoncer le clou là où ça fait mal.

Au moins, je ressentais quelque chose de violent, d'âpre, d'acéré. Comme une lame de couteau qui pousserait à l'intérieur, entre les tendons et les veines, s'installant dans les chairs et dans les muscles. Une tumeur. Métallique, celle-là.

Alors Dominique A. par-dessus... une évidence !

Du coup, bonne excuse pour ne pas sortir, une fois de plus alors que je m'y étais presque engagée. Demain. Ou après-demain. Ou pas. Ou plus.

Il fait gris. Dehors et dedans.
Mais finalement, j'aime bien le gris et toutes ses nuances. Du gris orage de la colère au gris perle de l'abandon. Je suis sûre qu'en cherchant bien, on arriverait à trouver un gris qui convienne au bonheur. Un gris éclatant. Ou alors un gris unique, un gris oublié et perdu comme certaines couleurs de peintres que plus personne n'arrive à reproduire. Dont on a perdu la formule à jamais et qui deviennent des mythes au fil des siècles comme l'Atlantide.

Je m'impatiente. Je voudrais que la douleur physique commence, vite, vite, vite. Histoire de faire oublier l'autre douleur. Trouver une focalisation autre, pouvoir se concentrer sur elle. La laisser s'installer, prendre ses aises en indolente capricieuse, en succube ricaneuse, pour que son exigence ne laisse plus d'espace à rien d'autre.
C'est un pacte presque faustien. Une douleur contre une autre. Le prix du sang en échange de l'âme.

Et de l'oubli.

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Posté par Oneiros à 19:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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